lundi 22 avril 2013

La société est patriarcale : bienvenue dans le monde réel !

Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue sur Morphea's touch ;) !
Me voilà arrivée dans le monde des blogs... influencée par des blogs féministes en plus ! Et avec une magnifique banderole confectionnée par MonKi, le Singe de l'Espace, que je remercie de tout mon coeur !

Prenez place, mettez-vous à votre aise... Le but, c'est de se sentir bien !

J'en vois déjà dans le fond qui se disent : "non mais, c'est pas possible ! Encore une ! Mais qu'elle retourne faire sa vaisselle, celle-là !"
Si les Femen pensent avoir ouvert la porte à une nouvelle ère du féminisme, il semblerait que ce soit surtout Internet qui a permis d'inaugurer une nouvelle page de cette grande histoire qui ne demande qu'à continuer... Voici venu le temps du féminisme 2.0, en quelque sorte.

Pour débuter ce blog, j'aimerai simplement dire pourquoi il est important aujourd'hui d'être féministe. C'est vrai, ça, à quoi ça sert ça, d'être féministe franchement ?

Poser cette question en suppose une autre, toute simple :

Qu'est ce que le féminisme ?






En posant la question à pas mal de gens, j'ai eu de nombreuses réponses assez flippantes :
  • "Bah, c'est des folles qui aiment pas le sexe..."
  • "Elles veulent prendre le pouvoir sur nous* (*comprendre : les hommes) et assurer leur suprématie !"
  • "Les féministes, c'est les enragées qui en veulent aux putes !"
  • ...

Entre "les coincées du cul", "les pétasses qui veulent la garde des enfants", les "enragées de l'IVG", etc., les féministes sont affublées de nombreux surnoms tous plus flatteurs les uns que les autres... Mais ce qui est amusant, c'est combien toutes ces idées reçues sont loin de la réalité...


Alors finalement, de quoi s'agit-il ?

Être féministe, c'est vouloir l'égalité entre femmes et hommes, ni plus, ni moins. C'est donc lutter contre la définition arbitraire du genre, c'est à dire ce qui est assigné de façon arbitraire aux hommes ou aux femmes (et non pas "effacer les sexes" comme le croient tous ces gens qui s'amusent à défiler dans la rue cet après-midi en brandissant des codes civils...)


Mais est-ce que ça sert à quelque chose d'être féministe ?

 

Bah oui, c'est vrai, tout le monde vous dira "mais siiii, l'égalité, elles l'ont eu !", "bah, arrête, t'as vu comment c'est en Syrie ? De quoi tu te plains ?", "Bien sûr qu'on partage les tâches ménagères... moi je fais la vaisselle !"... Bref, là encore, vous avez le choix quant aux idées reçues qui s'expriment dans ces moments là...

Ouai, mais dommage... C'est là où, on les aime, on les aime pas, les chiffres, ça aide à poser les choses :

  • 80% des tâches ménagères sont assurées par les femmes
  • Les femmes consacrent plus de 3h30 de leur journée au ménage, contre deux heures en moyenne pour les hommes
  • Les femmes touchent un salaire en moyenne 30% moins élevé que les hommes
  • En France, 75 000 femmes sont violées chaque année, ce qui représente 200 femmes par jour, et même une femme toutes les 7 min...
Et on peut continuer encore longtemps !


Un jour, on ouvre les yeux, et on s'aperçoit qu'en filigrane, les femmes ne sont pas traitées comme les hommes, et surtout, considérées comme des fardeaux ou des êtres fragiles qui doivent payer un tribut sexuel pour être choyées et protégées la plupart du temps...

Comme l'ont fait beaucoup de bloggeuses avant moi (comme par exemple Kalista), je fais volontiers un rapprochement avec la découverte de la Matrice par Néo...

La société dans laquelle nous vivons est patriarcale : bienvenue dans le monde réel !


Cette chanson pourra peut être vous aider à l'entrevoir si besoin... avec la jolie petite dose de racisme ordinaire coutumier des discours "politico-corrects" s'il vous plaît !

(et bienvenue sur mon blog en passant :p !)


EDIT : J'ai trouvé cette référence à Matrix beaucoup plus tard, mais c'est dire comme le patriarcat et la Matrice ont des choses en commun :p !

10 commentaires:

  1. Une entrée en matière pour le moins tranchante et corrosive :p

    Bon, sans surprise, mais j'aime :p

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  2. Kolia Karamazov a écrit :

    Bonjour,

    Vous citez un certain nombre de chiffres illustrant des inégalités entre hommes et femmes. J'aimerais savoir quelles différences il est envisageable de laisser perdurer entre les sexes?

    Car, je vous souhaite d'arriver à obtenir une répartition à 50/50 des tâches ménagères et un nombre de femme violées égal à celui des hommes violés (je vous rejoins surtout sur ce deuxième point, même si ça me parait irréaliste). Mais enfin il y a plein d'autres domaines où les choses ne se répartissent pas à 50/50. Pourriez vous me citer l'un ou l'autre domaine où l'on pourrait, selon vous, accepter qu'il subsiste une différence entre l'homme et la femme?

    PS : je vous ai répondu sur mon blog.

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  3. Votre réponse sur le viol me laisse pantoise. Je pense qu'il y a peut être chez vous un manque de recul quant à ce phénomène. Je ne souhaite pas que les hommes soient aussi violés que les femmes, ce que je souhaite, c'est que cette forme de domination des hommes sur les femmes se réduise (je ne suis pas assez stupide pour croire que l'humanité est capable d'éviter les conneries jusqu'au bout...) et qu'on cesse de répandre l'idée que les hommes ont des désirs irrépressibles : c'est non seulement faux, mais ça entretient l'idée qu'ils sont dominants (et à mon sens, ça entretient l'idée qu'ils sont stupides, ce qui n'est évidemment pas à leur avantage).

    Je me vois par ailleurs obligée de clarifier un point important :

    Ce qui est recherché par le féminisme, ce n'est pas le 50% dans tous les domaines. Cette vision est une réduction complètement grotesque des discours que les féministes tiennent depuis plus de 30 ans. Le but du jeu, c'est d'obtenir que femmes et hommes puissent avoir le choix dans leurs activités sociales, professionnelles, et même parentales sans leur imposer quelque chose venant de leur identité sexuelle, qui n'a absolument rien à voir avec la choucroute.

    Dans notre société, on devrait avoir le droit d'être une femme et de poursuivre sa carrière, on devrait également avoir le droit d'être un homme et de vouloir s'occuper de ses enfants... Dans la théorie, c'est possible (encore que ça dépende des domaines...), mais dans la pratique, il y a encore trop d'idées reçues.

    Laissez les gens choisir : voilà l'objectif du féminisme.

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  4. « Votre réponse sur le viol me laisse pantoise. […] Je ne souhaite pas que les hommes soient aussi violés que les femmes »

    La tournure de ma phrase indiquait que je souhaite au contraire que les femmes soient aussi rarement violées que les hommes.

    « Le but du jeu, c'est d'obtenir que femmes et hommes puissent avoir le choix dans leurs activités sociales, professionnelles, et même parentales »

    Sur quoi vous basez-vous pour dire que ce n’est pas déjà le cas ?
    Vous mettez en avant des statistiques du type « 80% des tâches ménagères sont assurées par les femmes », mais qu’est ce qui vous permet d’affirmer que ce n’est pas là précisément le résultat des choix faits par un grand nombre de femmes et d’hommes ?
    Pour vous ces 80% sont le fruit d’une oppression. Si cette proportion tombait à 60%, en serait-il de même, ou pourrait-on envisager que ce chiffre soit enfin le reflet des libres choix de chacun ? Tel qu’on le connait, on a du mal à croire que le féminisme s’en satisferait. D’où l’idée que l’objectif doit être à terme les 50%.

    J’anticipe une contre attaque de votre part basée sur le « salaire en moyenne 30% moins élevé » des femmes que vous évoquez dans votre article. A priori cet écart prouve, que les femmes n’ont pas le choix. Qui pourrait bien choisir de gagner un tiers de moins pour le même boulot ?

    Le problème c’est que l’argument des 30% est mensonger. Il laisse entendre qu’à situations strictement équivalentes (diplôme, poste, horaires, etc.) une femme touche sept cent euros lorsque son collègue masculin en empoche mille. Je vous mets au défi de trouver une situation telle que celle-ci. Car bien que l'ensemble des médias reprenne régulièrement l'idée d'une discrimination salariale basée sur le sexe, il s’agit d’un mythe.

    Cet article l'explique très bien.

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    1. Et le fait que les temps partiels et emplois précaires sont la plupart du temps imposés aux femmes (par défaut d'autres choix, les meilleurs postes étant en priorités attribués à des hommmes), ça aussi c'est une liberté individuelle indépendante de tout contexte ?

      Ce chiffre de 30% est mensonger, c'est vrai. Il cache en réalité une vérité bien pire, et finalement bien plus sordide, car plus insidieuse, et se faufilant dans les mailles des lois.

      Quant au chiffre de 80%... il n'est pas nécessaire d'avoir fait de longues études en modélisation statistique pour réaliser qu'il est bien trop loin des 50 pour n'être que "le fruit du hasard".

      Ah, et une dernière chose : qui aime faire les tâches domestiques ?
      Personne, je crois.

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  5. La discrimination salariée basée sur le sexe n'est pas un mythe.
    Aujourd'hui même, sur ce thème très précis, Najat Vallaud-Blekacem a annoncé deux condamnations pour manquement à cette règle, et 135 mise en demeure dans des entreprises de plus de 50 salariés... Mon dernier billet est évocateur à ce sujet.

    Si seulement ça pouvait n'être qu'un mythe...

    Par ailleurs, une grande partie du temps partiel est subi, et ne représente pas un véritable choix.
    Enfin, et c'est là où le patriarcat est un système très complet, c'est sûr que si on passe notre temps à assigner les femmes à la maison et aux tâches ménagères, elles sont souvent brimées si elles veulent sortir de ce genre de système familial, et elles en étouffent l'idée...

    C'est probablement un thème que j'aborderai lors d'un prochain billet.

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  6. Je m’efforce de mieux comprendre votre position. Vous m’y aideriez beaucoup en donnant une réponse précise aux questions précises que j’ai posé.

    Je retente ma chance.

    Vous disiez :

    « Le but du jeu, c'est d'obtenir que femmes et hommes puissent avoir le choix dans leurs activités sociales, professionnelles, et même parentales »

    Je vous demandais alors :

    Sur quoi vous basez-vous pour dire que ce n’est pas déjà le cas ?
Vous mettez en avant des statistiques du type « 80% des tâches ménagères sont assurées par les femmes », mais qu’est ce qui vous permet d’affirmer que ce n’est pas là précisément le résultat des choix faits par un grand nombre de femmes et d’hommes ?

    Je prends bonne note des condamnations et mises en demeure annoncées par NVB. Si vous disposez d’informations sur ces deux PME (notamment leur secteur d’activité), je suis preneur car je n’ai rien trouvé.

    « Par ailleurs, une grande partie du temps partiel est subi, et ne représente pas un véritable choix. »

    Encore une fois, sur quoi vous fondez vous pour affirmer cela ? La surreprésentation des temps partiels chez les femmes ne résulte-elle pas tout simplement de leur désir de passer du temps avec leurs enfants ?

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  7. Ce qui est formidable dans mon métier, c'est qu'on sait déjà que lorsqu'on écrit quelque chose, ce n'est lu qu'à moitié...

    Sur quoi je me base pour dire que femmes et hommes n'ont pas le total libre choix dans leurs activités sociales, professionnelles, et même parentales ? Sur des études, nombreuses, en constante augmentation, dans le monde entier qui concernent tant et tant de travaux que je ne saurais les répertorier. En revanche, je vous conseille de tout mon coeur les thèses sur le concept de "genre" associé au concept de "classe", mais aussi les liens figurant dans mon blogroll qui apportent de nombreuses informations sur la questions.
    Comme vous pouvez le constatez, mon blog démarre juste même si l'idée me démange depuis plusieurs années. Ainsi, je décortiquerai tout ce que je lirai à l'avenir ici en synthétisant certaines données par thème. D'où ma phrase : "C'est probablement un thème que j'aborderai lors d'un prochain billet."
    En effet, ce n'est pas en 10 malheureuses lignes que le patriarcat s'explique. Sinon, il serait probablement bien plus facile à détruire.

    Concernant ceci :
    "Je prends bonne note des condamnations et mises en demeure annoncées par NVB. Si vous disposez d’informations sur ces deux PME (notamment leur secteur d’activité), je suis preneur car je n’ai rien trouvé."
    C'est normal : la volonté politique n'est pas de montrer nommément ces entreprises du doigt, mais d'affirmer qu'en cas de manquement à la la loi, les sanctions tombent. Vous ne trouverez donc pas les noms dans la presse, à moins qu'ils ne filtrent depuis le Ministère.

    Et enfin, pour ceci :
    "Encore une fois, sur quoi vous fondez vous pour affirmer cela ? La surreprésentation des temps partiels chez les femmes ne résulte-elle pas tout simplement de leur désir de passer du temps avec leurs enfants ?"
    Je m'expliquerai mieux dans un prochain billet concernant la précarité, phénomène qui touche plus de femmes que d'hommes.
    Je vous dirai simplement qu'une grande partie du temps partiel est subi pour deux raisons : d'abord parce que les entreprises prévoient trop facilement ce type de contrat (en particulier pour les femmes) mais aussi parce que les femmes, faute de mode de garde, ne peuvent pas s'engager dans un temps complet.

    Mais cette réponse n'est que parcellaire, je vous invite donc, pour de plus amples informations, à suivre mon blog dans les prochaines semaines !

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  8. 90% des travaux pénibles et dangereux (travaux publics, mines, centrales nucléaire...) sont assurés par les hommes.
    Les hommes consacrent plus de 7h30 à leur travail (entreprise), contre 6h30 en moyenne pour les femmes
    Les femmes touchent un salaire en moyenne 30% moins élevé que les hommes (ça reste à démontrer...) il faut noter qu'elles font plus de temps partiel que les hommes (souvent par choix) (et les hommes entre eux à travail égal touchent-ils le même salaire ???
    En France, 3/4 des victimes de suicide sont des hommes. Et personne ne s'en soucie
    En Espagne les féministes ont tous les pouvoir, une femme accusant son conjoint de violence conjugale dit "forcément" la vérité; les hommes n'ont aucune possibilité de faire éclater la vérité, l'homme est forcément coupable.
    En France, un homme meurt tous les dix jours victime de violence conjugale et personne n'en parle (contrairement aux femmes victimes de violences) (le numéro d'appel 3919 est présenté par le ministère de la Parité comme s'adressant exclusivement aux victimes féminines, et toutes les personnes répondantes sont des femmes ; la conséquence en est que les victimes masculines ne font pratiquement pas appel à ce service).
    En France, les hommes partent à la retraite en même temps que les femmes alors que ces dernières vivant en moyenne 5 à 6 ans de plus que les hommes devraient partir plus tard.
    En France, dans le domaine des naissances, l'absence de tout pouvoir de décision donné aux pères, et le pouvoir total donné aux mères : choix de garder ou non l'enfant, choix de pratiquer ou non l'interruption volontaire de grossesse (IVG), choix d'accoucher ou non sous X .
    En France, l'impossibilité légale pour les hommes, en cas de doute sur une paternité qui leur est attribuée, de procéder à une recherche de paternité, la possibilité en étant réservé aux mères dans les dix premières années de l'enfant.
    En France, les discriminations en faveur des femmes tolérées (entrée gratuite en discothèque, au Parc des Princes, ou autres promotions réservées aux femmes, inscription à certains sites gratuitement, offres d'emploi s'adressant exclusivement à un public féminin pour des métiers comme serveuse ou hôtesse d'accueil...) alors que de telles discriminations en faveur des hommes sont passibles des juridictions pénales.
    C'est ça le féminisme, c'est ça la société matriarcale.
    Et on peut continuer encore longtemps !

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    1. Mettre sur un même plan d'équivalence les discriminations subies par les hommes et celles subies par les femmes comme vous le faites relève au mieux d'une méconnaissance totale du sujet, et au pire d'une grande malhonnêteté intellectuelle.

      Je ne vais pas répondre point par point (ayant opté que vous étiez plutôt dans le second cas que dans le premier), mais pour en prendre quelques uns sur le vif comme ça...

      Avez-vous remarquer que vous n'étayez aucun de vos propos, mais que vous remettez en question le seul chiffre que vous tirez de cet article ("cela reste à démontrer...") La mauvaise foi commence déjà à sentir à plein nez...

      Autre exemple (parmi d'autres...) Les femmes consacrent moins de temps à leur entreprise que les homme ? (et touchent donc 30% de moins)... par choix ? Quel choix vous reste-t-il quand vous n'avez pas de mode de garde pour vos enfants, et qu'il n'est pas envisageable que le supérieur de votre conjoint lui accorde un temps partiel ?

      Quant aux autres élucubrations que vous nous offrez, elles se démontent chacune aisément en quelques mots (que vous auriez pu trouver dans la plupart des billets sur ce blog, si votre intention n'avait pas été la mauvaise foi)

      Attention, je ne dis pas que les situations que vous décrivez n'existent pas. Mais elles sont, en conséquence sur l'individu comme en fréquence, absolument incomparable avec ce qui est vécu par les femmes.

      Allez, je terminerai avec ça...

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      Ceci est une photo... du parlement espagnol. N'est-vous pas vous aussi scandalisé par ce véritable noyautage féministe ?

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